Montrer le sommaire Cacher le sommaire
Il y a des desserts qui trahissent les classiques… et on leur pardonne tout.
Celui-ci a laissé tomber la forme.
La charlotte pralinée, elle, a gardé l’essentiel.
Le goût.
La douceur.
Et ce silence qui s’installe à table après la première cuillère.
La naissance du plat
C’était un moment calme.
Un de ces moments sans enjeu, sans invités, sans pression.
La cuisine encore tiède.
La lumière douce.
Et cette envie très nette de praliné.
Pas demain.
Pas plus tard.
Maintenant.
J’ai pensé au Paris-Brest, évidemment.
Mais je n’avais pas envie de structure ni de démonstration.
Je voulais un dessert qui se repose.
Qui se serve à la cuillère.
Qui pardonne les petites imperfections.
C’est là que la charlotte s’est imposée.
Pourquoi cette version de la charlotte pralinée change tout
Le Paris-Brest classique impressionne.
Il croustille.
Il se tient.
Il en impose.
Ici, c’est autre chose.
La cuillère glisse dans une texture fondante, presque aérienne.
Rien ne résiste vraiment.
Tout enveloppe.
Et le praliné ne joue pas les figurants.
Il reste.
Il chauffe.
Il s’installe.
Ce dessert, c’est :
- une noisette profonde
- une crème douce
- un rythme plus lent
Les ingrédients de ma recette charlotte pralinée
Pour une charlotte généreuse de 6 à 8 parts :
- Environ 200 g de biscuits à la cuillère
- 40 cl de crème entière bien froide
- 120 g de mascarpone
- Environ 180 g de praliné noisette
- Environ 40 g de sucre
- Une poignée de noisettes torréfiées et concassées
- Une touche de vanille, si l’envie est là
La recette, racontée
Base / Préparation
Je commence toujours par les biscuits.
Je les trempe brièvement.
Juste assez pour qu’ils deviennent souples,
sans perdre leur tenue.
Je tapisse le moule tranquillement.
Pas de pression.
Pas de précipitation.
Texture / Crème / Cœur
La crème monte doucement.
Quand elle commence à se tenir,
j’ajoute le mascarpone, puis le praliné.
Je m’arrête quand la texture devient lisse et souple.
Elle doit former un ruban.
Pas un bloc.
Montage / Finition
Une couche de crème.
Quelques noisettes.
Un filet de praliné.
Puis les biscuits.
Je recommence.
La dernière couche est lissée, sans obsession.
Repères de réalisation
Temps de repos : au minimum 4 heures, idéalement une nuit.
Texture recherchée : fondante et aérienne.
Le dessert doit se couper à la cuillère, sans s’effondrer.

Mon petit secret
Je garde toujours un peu de praliné de côté.
Je le réchauffe légèrement entre les doigts avant de servir.
Pas pour faire joli.
Pour qu’il vive.
Pour finir
Cette charlotte n’était pas prévue.
Elle est née d’un détour.
Ce n’est pas un dessert qu’on admire longtemps.
C’est un dessert qu’on ressent.
Et ce sont souvent ceux-là
qu’on n’oublie pas.

